Chronique d’une déroute nationale

Et pourtant. Tout avait si mal commencé.

Un hymne officiel mal-aimé composé par une « Chance » pour la France partie vivre en Côte d’Ivoire….

Chance qui lui fut donnée par le passeport hexagonal qui lui sert de passe-muraille dans ce monde mondialisé pour qui les frontières ne servent qu’à contenir les plus déplorables (en référence aux mots prononcés par Hillary Clinton pour parler des électeurs de Trump). 


« Ecris mon nom en Bleu, crie mon nom en Bleu », Equipe de France I FFF 2021

Le retour sur sa terre natale d’un prophète au cœur méditerranéen.

Après des années d’exil, son retour était la garantie d’une place assurée dans le dernier carré de cette compétition. 

Une année marquée par la morosité si chère à la France et qui avait donné à cet euro malgré la persistance d’un virus soucieux de rester parmi nous, l’espoir d’une vie retrouvée. 

Et pour finir des tensions au sein de l’Équipe de France. Leurs talents n’avaient d’égal que leurs égos.

Mais tout ceci n’était rien.

Au mieux, des polémiques alimentées par l’omniprésente fachosphère, dont les traces, sont partout et nulle part. Telle la main invisible d’ Adam Smith.

Car la confiance donnée par la victoire en 2018 suffisait à elle seule à cette équipe pour se projeter, coupe en mains.

La coupe d’Europe était déjà célébrée dans les esprits.

La France, à l’image de son Président, se voyait si grande qu’elle n’avait pas conscience de sa taille diminuée.

Une diminution rendue possible par un sélectionneur cédant aux sirènes de l’air du temps.

Politisation des esprits, amour de soi devant les autres, autorité affaissée.

Ironie de l’histoire, c’est finalement ce lundi 28 juin que de manière parallèle, le champion du monde et le vice-champion du monde sont sortis de cet euro par des portes dérobées.

Les premiers ont décidé de faire de cette sortie l’occasion d’y entériner un purgatoire laïcisé sans possibilité de rédemption.

Les seconds, fidèles à leur corps national, ont décidé de les remercier et de célébrer leur retour malgré l’échec.

Une même histoire à la moralité opposée. 

L’Équipe de France est morte, vive la France.

Antoine Laroche